Hawa. Née à Tazmurt, village du Djurdjura. On la surnomme « chienne tombée du ciel ». Elle trouve refuge auprès de Petit Chili, enfant de rue et de forêt, avant que Meksa, journaliste menacé, la prenne sous son aile. Ensemble, ils montent une pièce de théâtre consacrée à Anzar, dieu berbère de la pluie. Mais les fanatismes gagnent du terrain, condamnent la célébration des mémoires anciennes, verrouillant rêves et repères.
Sculpté à même l’Histoire de l’Algérie, Quand la montagne répond au vent se frotte au goût âpre de la liberté. Au cœur de cette grande partition, les protagonistes portent en eux les braises et les cicatrices d’un pays, tout en incarnant les résistances intimes, féminines et populaires.
Il m’a projetée loin du vide. On est tombés, griffés par les roches, piqués par les touffes. On saignait aux coudes. Il m’a embrassée. Comme jamais. Chaotiquement. Comme une bête. J’ignorais que les baisers de désespoir avaient le goût inimitable des mandarines.
On en parle
Dans un langage accessible, avec des énoncés concis et des descriptions imagées, la narration se donne pour mission de raconter ce qui a été dit et vécu. Le lecteur découvrira que Hawa joue plusieurs rôles, tantôt victime de la société, tantôt émettrice d’un avis ou d’une confidence, tantôt docile, prête à comprendre les choses de la vie et tantôt encore une observatrice neutre rapportant fidèlement les propos des uns et les impressions des autres personnages sans entrer dans quelque conflit que ce soit.
— Nnaser Uqemmum, Tasghunt-taseklant, octobre 2026
À travers toutes ces luttes, cette histoire est remplie d’espoir, de bienveillance, de riches traditions et d’un vocabulaire souvent jouissif. C’est une ode à la vie, à l’amour, à l’amitié et au courage. Et non, ce n’est pas sirupeux le moins du monde. C’est juste… beau !
— Hugo Prévost, Pieuvre.ca, Octobre 2026
Taillé à même le roc de l’histoire algérienne, Quand la montagne répond au vent exhale la saveur âpre d’une liberté conquise de haute lutte. Au sein de cette fresque, les âmes qui l’habitent portent en elles les cendres ardentes et les stigmates d’une terre en plein devenir, incarnant, dans un souffle unique, les résistances intimes, les voix féminines et le tumulte du peuple.
— Dramane K Denkess, Touki Montréal, Octobre 2026