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Parfois, dans le métro, quelqu’un s’arrête plus longtemps pendant qu’il joue. Antoine sent alors que cette personne vit quelque chose de nouveau. Le temps d’une pièce, cet auditeur devient unique, même si d’autres passent autour. La musique change de niveau: plus rien de machinal, un désir presque animal de faire du bien. La plupart du temps, l’échange qui suit est pourtant assez banal… Mais il y a des exceptions.

D’un os creux, Homo sapiens tirait une flûte. Antoine, lui, a son hautbois. Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit de dompter les ombres sur les murs de la caverne.

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On en parle

Catherine Perrin célèbre « la dimension profondément sensuelle de la bonne musique », ces instants rares et grisants où une œuvre s'incarne dans le corps de ceux qui lui donnent vie. 
– Dominic Tardif, Le Devoir, 22 février 2020

En audio

Extrait du livre audio lu par Martin Laroche