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Aimer Émile, être aimée de lui, c’est quelque chose que Marie Mercure veut vivre et revivre à l’infini. Tant mieux, tant pis, on ne sait pas trop: derrière le masque de la comédienne, quelque chose de fragile s’effrite, grugé par cette relation toxique. Mais peu importe, on aura beau l’enfermer dans des rôles, des monastères, des tourelles, des cages en verre, Marie mourra sorcière.

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Extrait

Tes pupilles sont grosses comme des tumeurs malignes, pourtant je me sens en confiance avec toi au volant. J’ai toujours fait confiance à ta déchéance.

J’adore les fleurs sauvages, surtout les rudbeckias. Tu t’arrêtes sur le bord de la chaussée pour m’en faire un bouquet. Tu pilles la nature comme si elle t’appartenait. Ça m’a toujours heurtée. Personne ne t’a appris que les fleurs sont plus belles vivantes ?

On en parle

Un roman coup de poing qui déstabilise, dans une poésie crue et rythmée. 
– Shirley Noel, Les ArtsZé, 5 septembre 2022

 [...] une voix littéraire puissante, rythmée par un vocabulaire cru et percutant. 
– Eric Dumais, Bible urbaine, 12 septembre 2022

Un roman brutal qui suinte la détresse et offre un regard grinçant sur le vedettariat, qu’on lit le cœur battant, à la fois effaré et fasciné par ce personnage qui brûle la rétine comme un soleil ardent [...].
– Iris Gagnon Paradis, La Presse, 24 septembre 2022