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Par Wayson Choy

Texte original en anglais traduit par Hélène Rioux

En 2001, Wayson Choy est victime d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, suivi de troubles cardiaques. Sur son lit d’hôpital à Toronto, passant de l’éveil à l’inconscience et en proie à de fortes hallucinations, Choy entend la voix de ses ancêtres le prévenir que, sans épouse, il risque fort de mourir tout seul… Pourtant, hommes et femmes, jeunes et vieux, de toutes les nationalités et de toutes les cultures, se relaient à son chevet pendant des mois, jusqu’à ce qu’il soit hors de danger. Et quand, quatre ans plus tard, son cœur le lâche une deuxième fois, c’est encore la puissance des liens tissés au fil du temps avec tous ses amis qui ramènera Choy à la vie. Avec tendresse et humour, et beaucoup d’autodérision, l’auteur livre un récit sensible de cette période cruciale de sa vie, entrecoupé de souvenirs dont ceux de son premier voyage en Chine. Mais avant tout, Choy signe ici un véritable manifeste pour nous inciter à apprécier pleinement la vie et à ne jamais oublier la chance que nous avons pour chaque jour qui nous est donné.

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Extrait

Là, j’ai passé des heures assis à une table à l’ombre d’un parasol, à lire, à regarder les tortues grimper sur les petites pierres pour se chauffer au soleil, ou se placer de façon à absorber l’éclat des écailles mordorées qui frémissaient autour d’elles, puis s’enfouir dans les profondeurs de l’étang comme des idéogrammes dessinés à l’encre dorée. Je marchais partout sur le terrain de l’hôpital, sans jamais me presser, remarquant à peine Don Valley au loin et les voitures qui filaient à toute allure sur l’autoroute, et je ne pensais à rien d’autre qu’à ceci: ces journées de repos et d’exercices effectués consciencieusement étaient un cadeau.

Histoires vécues : généralités Faire face à la maladie et à des états de santé particuliers Sud-ouest de l’Ontario : Grand Toronto D'environ 2010 à 2019