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Par Elizabeth Hay

Texte original en anglais traduit par Hélène Rioux

Elizabeth Hay décrit avec une égale sensibilité les relations qui se tissent entre les employés d’une station de radio, à Yellowknife, au milieu des années 1970, et les grands espaces qui les environnent. Amitié, désir, jalousie, méfiance affluent et refluent entre ces personnages attirés par le Grand Nord. Obnubilés par John Hornby, un célèbre explorateur, quatre d’entre eux partent sur ses traces et font un voyage de six semaines dans l’Arctique où ils découvrent une nature sauvage et grandiose, rendue avec une grande sensualité par une auteure attentive à la lumière et au climat, à l’odeur d’un grizzly, au son d’un troupeau de caribous ou aux couleurs des plantes et de l’eau de la rivière.

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Extrait

Inconsolable, Gwen s’assit sur une roche plate et leur voyage se déroula comme une bande magnétique dans sa tête, s’effaçant toute seule en même temps. Le tintement de la glace à la baie Charlton, les chants d’oiseaux au portage Pike, les avirons frappant l’eau, les efforts, les jurons, le craquement du feu, le rugissement des rapides, les soubresauts convulsifs des poissons, les moustiques écrasés et les longues fermetures éclair ouvertes et refermées plus vite encore, les éternuements gargantuesques […]. Le halage sur la glace accompagné par le bruit de ses dents frappant le micro. Et surtout, les sons des caribous de la toundra, le cliquetis de leurs sabots, les ahanements de leur nage et le bruit sourd de leur mastication. Précieux parce que personne ne les avait jamais enregistrés avant.

On en parle

Elizabeth Hay décrit avec passion la majesté de ce paysage vierge du bout du monde, la beauté de la végétation et, en digne femme de radio, les sons de la toundra, comme celui des caribous, «le cliquetis de leurs sabots, les ahanements de leur nage et le bruit sourd de leur mastication». Les explorateurs modernes de La nuit sur les ondes se rempliront de ce spectacle, et les lecteurs trouveront assurément leur bonheur dans ce livre parfois exotique, mais surtout instructif et prenant.
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Josée Lapointe, La Presse, 11 mars 2011